Plan de Choc: Objectifs: Économiser l'eau

Système automatique de filtrage par anneaux en parcelles L'utilisateur agricole représente le majeur consommateur en eau au sein du pays, l'arrosage représentant près de 63,3% du total de l'eau consommée. L'un des objectifs principaux du Plan de Choc est de promouvoir l'économie en eau, jusqu'à 1 162 Hm3/an, en modifiant l'image de l'arrosage, considéré comme un gaspillage et une pollution pour le convertir en un gestionnaire efficace de l'eau au service de l'environnement.

Pour y parvenir, l'objectif consiste à optimiser l'utilisation de l'eau disponible, grâce à des interventions telles que la modernisation des systèmes de transport et l'application de l'eau en parcelle, le choix des cultures au profit des variétés qui requièrent moins d'eau, ou l'emploi de ressources hydriques alternatives en remplacement des ressources traditionnelles, telles que les eaux dessalées et les eaux régénérées.

Système mobile d'arrosage par aspersion avec des conduites en aluminium au niveau de la parcelle Toutefois, ces actions n'ont pas seulement pour objectif de parvenir à économiser l'eau dans la zone qui fait l'objet de l'intervention. En effet, il s'avère nécessaire de faire un pas de plus vers la modernisation de nos irrigations, en incorporant les irrigants à la société de l'information, grâce notamment à l'implantation de technologies de communications modernes en milieu rural, afin d'atteindre une plus grande efficacité hydrique et économique de l'irrigation.

Cela vise notamment à résoudre la dualité qui existe entre l'irrigation moderne et très technique des exploitations les plus compétitives et l'irrigation obsolète et de faible efficience hydrique qui provoque d'immenses pertes en eau, ce fameux recours qui tend à se raréfier.

D'autre part, la modernisation de l'irrigation implique la création d'emplois de qualité, capables de gérer d'une façon différente l'eau destinée à l'arrosage, et le développement d'un puissant secteur de services lié au système agroindustriel associé à l'irrigation. La diversification des caractéristiques d'emploi ouvre les portes à tout type de travailleurs, hommes et femmes, ce qui contribue, sans aucun doute à établir la population et à améliorer la qualité de vie dans les zones d'influence.

Pivot pour l'arrosage du maïs Au total, 2 344 millions d'euros seront investis, une somme qui affectera 866 898 ha et 291 024 irrigants. Le financement maximum qui sera réalisé à la charge des deux Ministères impliqués, le Ministère de l'Agriculture, de la Pêche et de l'Alimentation et le Ministère de l'Environnement sera de 1 873 mill. €, les usagers devant apporter la différence entre le total de l'investissement prévu.

Tous ces efforts réalisés par l'Administration se complètent par l'intérêt que les irrigants eux-mêmes ont démontré pour maintenir la compétitivité de nos exploitations d'irrigation, en atteignant la plus grande efficacité hydrique, et sont cohérentes avec la perspective de gestion des eaux assumée par la nouvelle Directive Cadre des Eaux, la base essentielle de l'ordonnance légale européenne en matière de gestion des eaux et dont l'objectif principal consiste à récupérer et à conserver le bon état écologique des écosystèmes hydriques.

Interventions du Plan de Choc d’Irrigations

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